Le mot du PCA

Interview

Depuis quelques temps, le site internet de la Kraoma était en maintenance. Aujourd’hui, il est de nouveau actif avec une nouvelle charte graphique. Aujourd’hui également, la nouvelle direction mis en place au sein de la société est déterminée à redynamiser la société. Interview de Monsieur Arsène Rakotoarisoa, Président du Conseil d’Administration et Directeur Général par intérim.

Cela fait combien de temps que vous êtes à la tête de Kraoma ?.

J’étais désigné à ce poste le 4 juillet 2014, j’ai commencé à prendre la direction en main depuis le 8 juillet 2014, la date où j’ai commencé à travailler en tant que Président du Conseil d’ Administration et en tant que Directeur Général par intérim de la Kraoma.

Est-ce que vous pouvez nous parler en quelques minutes les différentes activités de la Kraoma ?

La Kraoma a une activité principale et secondaire. L’Activité principale est l’extraction des chromites dans les gisements qui sont situées à Brieville. Avant mon arrivé, la société n’a exploité que deux mines, celle de Bemanevika et une petite mine dans la région d’Androfiha. Actuellement, la Kraoma exploite quatre mines en même temps. Mais l’activité secondaire, que nous essayons actuellement de dynamiser, est la collecte d’Or. La Kraoma réalise des opérations de sensibilisations des petits orpailleurs dans la région de Maevatanana/ Betsiky/Ambilobe/Brieville/Andriamena. Auparavant, nous avons déjà collecté de l’or mais on a du revoir notre stratégie dans la mesure où le prix d’achat de l’or proposé par la Kraoma était très bas, donc ce n’était pas concurrentiel. Actuellement, au niveau des prix d’achat, nous faisons face aux collecteurs illégaux et ça commence à apporter ces fruits actuellement. Notons que la Kraoma dispose de plusieurs mines d’or, qui n’ont pas encore été exploitées. Ces mines sont encore dans la phase dite de recherche, c’est-à-dire de la phase d’évaluation de confirmation des fils d’or. Mais compte tenu des vols réalisés par les petits orpailleurs , la Kraoma a été obligée d’occuper les terrains et d’extraire l’or nous même, de façon très artisanale sans impact sur l’environnement. Aujourd’hui nous comptons relancer cette activité secondaire de façon autonome ou en joint-venture. La Kraoma ne vend pas l’Or car il sert surtout à être une garantie. En dehors de tout ça, la Kraoma réalise beaucoup d’œuvres sociales également conformément au cahier de charge environnemental que nous avons souscrit notamment dans la région de Betsiboka/ Diana/Ambilobe. Nos actions se concentrent principalement autour des enfants dont la construction et extension d’écoles, la dotation de fournitures scolaires ; Mais également de la fourniture d’eau et d’électricité, d’eau potable pour la commune rurale de Brieville. La Kraoma soutient également les actions religieuses en aidant à la construction d’Eglises à Brieville, que se soit l’Eglise FJKM/FLM/Catholique/Jesosy Mamonjy. Et enfin, nous construisons des routes praticables et pour l’année 2015, on s’impliquera davantage avec nos partenaires, nos clients, et nos prestataires de services, vers l’ouverture de routes de désenclavement dans la région de Tsaratanana.

Quand on vous a nommé à la tête de la Kraoma, quels ont été les impératifs qui se sont imposés à vous ?

En fait, pour être franc, lors de mon arrivé, la Kraoma n’était pas vraiment mal en point, il faut être honnête, la Kraoma fonctionnait au ralenti et a réalisé tout de même des résultats bénéficiaires en 2012-2013. Donc sur le plan de la structure financière et de la santé financière, la Kraoma s’est portée normalement. Lorsque j’ai été nommé à la Kraoma et pris mes fonctions, mon impératif était de redynamiser la Société par l’Augmentation de la Production et par la diversification des activités. Donc cette redynamisation se réalise de deux manières : premièrement au niveau de la structure financière de Kraoma, nous sommes amenés à augmenter le Capital Social de Kraoma de 3.328.000.000.000 d’Ariary à 45 milliards d’Ariary ; Deuxièmement, Nous devons également exploiter du coltan et le béryllium, parce que nous avons des mines qui contiennent ces produits.

Vous estimez un objectif à atteindre de quel tonnage de production de Chrome ?

Pour l’année 2014, notre objectif est d’exporter 140.000 tonnes, soit 59.000 tonnes de chromites rocheuses et 80.000 tonnes de chrome concentré. Pour l’année 2015, Kraoma escompte exporter entre 250.000 tonnes à 300.000 tonnes. La Kraoma réalise une production qui est très constante et sinon stagnante d’environs 130.000 tonnes de produits finis par an. Cela s’explique par les problèmes d’évacuation des produits vers le port de Tamatave, nous avons été bloqués par la capacité de transport ferroviaire de Madarail, sur lequel, nous nous sommes appuyés à 100%. Mais des investissements préconisés pour 2015 de l’ordre de 7 millions et demi de Dollars nous permettront de conforter notre stratégie.

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